L’automne, la bête noire de la motivation du coureur

Ces dernières semaines, plusieurs d’entre vous m’ont parlé de leur manque de motivation à aller courir. Les raisons évoquées sont multiples: la saison de courses officielles terminée, le changement d’heure entraînant une noirceur précoce, la température qui se refroidit, la pluie,… Bref, ce ne sont pas les raisons et excuses qui manquent. Et pourtant, en notre for intérieur, on connait tous les bienfaits de la course. Alors pourquoi ne sortons nous pas? A mon avis, trois facteurs peuvent expliquer cette réaction.

Aucun objectif précis

runs end running doesntQu’est-ce qui nous motive à suivre un plan d’entraînement, à nous réveiller tôt pour sortir courir, à sacrifier une demi-journée le weekend? Une course officielle, une épreuve, voilà ce qui nous motive. On se fixe un objectif précis, on élabore un plan, un échéancier et on le suit. Une fois l’épreuve complétée, la majorité d’entre nous vont sentir une fierté, suivi d’un blues post-course et souvent, la perte de motivation. Il importe donc de se fixer un objectif, même simple ou non-officiel. Avouons-le : nous aimons tous relever des défis et en leur absence, la motivation diminue. Donc, fixez-vous des objectifs, des défis: courses ludiques de courte distance comme les courses du Père Noël, rejoindre les groupes de course qui courent périodiquement (Coin des Coureurs, Courir en Montérégie,…) ou tout simplement, lancez-vous des défis simple à atteindre pour le seul fait de sortir et surtout, éviter les longues sorties.

La récompense VS la punition

« Sois sage et tu auras un bonbon ». Pourquoi ne pas l’appliquer en cette période plus difficile, plus grise et plus froide? Ajustez votre parcours de course pour qu’il se termine au Starbucks où vous pourrez vous récompenser en dégustant un latte ou un chocolat chaud. Sortez courir en groupe, mettez votre esprit compétitif de côté et adoptez la « course sociale »; la performance ne sera pas au rendez-vous mais il sera beaucoup plus plaisant de courir et bavarder avec d’autres coureurs. Modifiez votre horaire pour profiter de la lumière du jour. Et si vous devez courir à la noirceur, empruntez des rues décorées de lumières de Noël. L’important, c’est de vous récompenser à la fin de chaque sortie de course. Et si vous n’avez pas la volonté de courir une journée, ne rajoutez pas la distance manquée à votre prochaine sortie, vous n’y arriverez pas. Gardez le tout simple et léger.

Mais de grâce, évitez d’écouter MétéoMédia. Quelle source de propagande mensongère pour nous coureurs. Le facteur éolien, le froid, la pluie à 30%,… tout cela n’a aucune importance lorsque vous sortirez courir car bien habillé, votre corps se réchauffera rapidement et ces mises en garde météorologiques ne compteront plus, encore moins sous la bonne douche chaude qui vous attendra à votre retour!

L’habit fait le coureur

Il est toujours fascinant de voir la variation dans la tenue vestimentaire des coureurs en automne. Certains vont rapidement enfiler plusieurs couches de vêtements, incluant une couche isothermique. D’autres par contre, vont courir en short jusqu’à 0 degrés. Bad clothing

Quelle est la tenue idéale? Cela dépend de chacun mais une chose demeure : on doit ressentir une fraîcheur avant le départ et ce pendant les premiers kilomètres. C’est normal et même souhaitable car le corps deviendra rapidement un radiateur efficace et si par mégarde on a enfilé trop de couches de vêtements, on va le regretter. « Plus que moins » diront certains; je préfère « plus adapté que trop prévoyant ». En ce qui me concerne, je porte seulement 2 couches de vêtements pour le haut du corps et ce, jusqu’à -10 degrés. Par contre, je m’assure de bien me couvrir la tête, là où se perd beaucoup de chaleur ainsi que les mains. Pour les jours de pluie, à moins d’une pluie battante, il n’est pas nécessaire de porter une couche totalement imperméable; oui, vous serez à l’abri de l’eau mais votre corps ne respirera plus. Tant que vous courrez, votre corps va compensez pour la perte de chaleur due à l’humidité accumulée. Il importe seulement de se changer rapidement une fois la course complétée.

Sortez courir, aucune excuse

just-run-motivational-quotesEn fait, le défi de courir l’automne n’a rien à voir avec les difficultés physiques mais bien plus celles du domaine psychologique. Les excuses ou raisons que l’on se donne sont certes des faits mais rien de tout cela ne tient la route pour la course. Il faut décrocher de la réalité de la course estivale et accepter que l’environnement change, que nos objectifs doivent changer. On ne vise plus le meilleur pace ou la plus longue distance mais une régularité de course. Le plus important c’est de réaliser que l’automne et l’hiver constituent les meilleurs périodes pour l’entraînement de course : l’air est généralement moins pollué, il n’y pas de facteur de chaleur, on enregistre une dépense énergétique plus élevé pour la même distance et on développe un moral d’enfer et une fierté du tonnerre pour amorcer la prochaine saison de course. Les corps d’été se développent l’hiver, ne l’oubliez pas.

Bonne course!!

4 réflexions sur “L’automne, la bête noire de la motivation du coureur

  1. Bonjour Karym,

    Merci pour la petite attention portée à notre équipe.

    Je te souhaite ainsi qu’aux tiens de merveilleuses fêtes de fin d’année.

    Bonne journée.

    Ternest Damien Thérapeute – Propriétaire Kinatex Sports Physio Brossard-Quartier Dix30 4504620101 damien.ternest@kinatex.com

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